Ah oui, là on nage dans le film bien crétin. Plus crétin, tu meurs. Une allégorie de la crétinerie. Ai-je dit que c'était crétin, Motor Killer ? Non ? alors foncez lire la chronique de Nanarland qui saura vous en convaincre.
Mais c'est aussi nanar, surtout grâce à Arthur, psychopathe enragé, qui assume son rôle : dès qu'on le voit à l'écran, il se jette sur la première personne à portée de main pour la massacrer. Tout le temps. Et avec hargne. Sans trop de justification sur ses motivations. Un pur de pur, quoi. La psychologie des persos ainsi que les événements du film sont une succession d'idioties et ne résistent pas à la moindre question explicative. Les FX sont archi-rudimentaires (pas d'argent !!) et la fin est un gros bordel illisible qui ose finir en queue de poisson. Bref, c'est marrant/navrant, mais un peu épuisant sur le long terme.
Il est intéressant de faire le parallèle entre Motor Killer et le film tourné dans le film, série B catastrophique dont le seul espoir est de devenir un nanar. Éclair de lucidité du réalisateur sur sa propre œuvre ?