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le 5 janv. 2024
SuivreUn silence ennuyeux
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Que reste t’il, 100 ans après sa naissance et 41 ans après sa mort, de l’acteur Richard Burton ? 55 films dont le 19e sort du lot, « Cléopâtre » (1963) de Joseph Mankiewicz, excellent film (4 Oscars) mais rentré dans l’histoire du cinéma pour d’autres raisons, moins artistiques : d’une durée de 4h, un tournage long et chaotique, un budget qui faillit mettre en faillite le studio et la liaison adultérine entre Elisabeth Taylor et Richard Burton. C’est d’ailleurs ce que l’on retient de Richard Burton (marié 5 fois) et de sa relation tumultueuse (divorce puis remariage) avec Elisabeth Taylor, aggravée par l’emprise de l’alcool. Sa carrière de comédien shakespearien (8 pièces, de 1951 à 1964, entre 26 et 39 ans) est souvent oubliée. C’est le mérite du film de se focaliser sur la jeunesse (l’histoire débute en 1942) de Richard Jenkins (l’Anglais Harry Lawtey, 29 ans), 17 ans, fils de mineur (alcoolique, cupide et médisant), hébergé par sa sœur (sa mère est morte alors qu’il avait 2 ans), et qui put quitter son milieu d’origine grâce à son professeur d’anglais, célibataire, habitant chez une logeuse veuve, passionné d’histoire et de théâtre, Philip Henry Burton (Toby Jones, 59 ans), au lycée de Port-Talbot (Pays-de-Galles), qui a su déceler son talent pour la comédie et lui donner, grâce à un travail acharné, les bases du métier. Allant jusqu’à l’adopter (en 1943) et lui donner son nom pour que Richard puisse intégrer et bénéficier d’une bourse à l’université d’Oxford. Même s’il ne s’agissait pas de la vie de Richard Burton, le film traite de sujets universels tels que la transmission, la filiation et le métier de comédien. La réalisation est, certes, académique (photographie, reconstitution, même si l’arrière-plan des aciéries fumantes relève des effets spéciaux trop visibles) mais reste sur le fil du rasoir, sans tomber dans le misérabilisme, et sans être hagiographique (addiction au tabac et à l’alcool). Bien sûr, il doit aussi beaucoup aux acteurs Harry Lawtey et Toby Jones.
Créée
le 20 déc. 2025
Critique lue 41 fois
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