La première fois que j’ai vu Mulholland Drive, je suis resté figé devant le générique de fin, c'est la seule fois que ça m'est arrivé. Je n’avais pas tout compris, mais la mise en scène, les musiques, l’ambiance et les acteurs – avec une Naomi Watts impressionnante – m’avaient complètement conquis.
Le film m’a obsédé plusieurs jours. Je pensais sans arrêt à ce que je venais de voir, et j’ai passé du temps à chercher des analyses pour essayer de mieux saisir ce qui m’avait échappé. Contrairement à d’autres films qui perdent de leur force une fois la surprise passée, celui-ci me frappe à chaque revisionnage. Il gagne même en intensité et grimpe de plus en plus haut dans ma hiérarchie personnelle, à tel point que je pourrais presque le considérer comme mon préféré.
J’ai rarement ressenti autant d’émotions devant une œuvre. Certaines scènes me donnent encore des frissons, même après toutes ces années.
Mulholland Drive, c’est une expérience unique, le genre d’œuvre qui me rappelle pourquoi j’aime autant le septième art.