Les plus :
- Du bon vieux latex gluant et des maquillages gore bien cradingues. Certains effets sont très réussis, comme l’amas de chair ou la scène d’extraction de la tumeur au scalpel, franchement dégueu !
- Deux persos féminins très chaudes et sexy (dont l’actrice qui incarnait Lydia dans la série V) qui n’hésitent pas à se déshabiller au moindre prétexte : sauna, douche, ou simplement pour se promener en peignoir... il y a même une scène de sexe sympa.
- Le héros est un bourrin décontracté façon Buck Rogers, accompagné d’une androïde qui finira coupée en deux par le monstre, quelques années avant Bishop dans Aliens.
- La créature, sorte de mélange entre Alien et The Thing en version fauchée, est assez ridicule mais rigolote.
Les moins :
- La mise en scène est d’une platitude totale, et les scènes d’"action" (j'insiste sur les guillemets) sont filmées n’importe comment, sans rythme ni tension. Les plans en POV du monstre, qui souffre visiblement de myopie, participent à rendre le tout médiocre.
- Les décors sont très pauvres : deux ou trois pièces et un couloir recyclé à outrance, avec quelques plans d’extérieurs tournés dans un désert.
- Les dialogues servent juste à faire du remplissage, remplis de pseudo-charabia scientifique pour expliquer l'origine de la créature. Mention spéciale au dénommé Fox Harris qui surjoue à fond le docteur fou (ironie du sort : l’acteur décédera d’un cancer quelques années plus tard).
- Une des deux filles pousse des cris stridents à faire fuir n’importe quel monstre. Horrible !
C’est pas terrible mais les effets pratiques crados et la nudité gratuite peuvent justifier le visionnage. Si on est curieux de voir ce que pouvait donner un sous-Alien tourné avec trois bouts de ficelle dans les années 80, Forbidden World mérite au moins un coup d’oeil, d’autant que les films de SF horrifique de cette époque ne sont pas légion.