1000 ans après un holocauste nucléaire, Nausicaä est la princesse de la Vallée du Vent, une petite communauté qui survit face à la forêt toxique et la guerre entre grandes puissances. Lorsqu’elle se fait capturer par une des deux factions, Nausicaä découvre le véritable rôle de la forêt toxique ainsi que toute la beauté de la nature. Mais les hommes, eux, répètent leurs erreurs passées.
Nausicaä de la Vallée du Vent est le premier chef-d’œuvre du maître de l’animation Hayao Miyazaki. Réalisé à la main (on est en 1984), ce film allie des graphismes somptueux à un scénario épique.
Hayao Miyazaki s’est inspiré d’un conte japonais pour dessiner un manga. Son succès lui a valu une proposition pour en faire un animé, ce que Miyazaki a accepté. Dès lors, il a pu donner libre cours à son inspiration.
Le monde est particulièrement original. L’idée d’utiliser les champignons pour purifier la pollution, notamment nucléaire, est habile. De même, le travail sur les insectes est recherché. Le scénario garde la naïveté typique des années 80, mais n’est pas mièvre pour autant. Au contraire, certaines scènes sont rudes.
On trouve dans cette œuvre les thèmes chers à Miyazaki qui reviendront dans Princesse Mononoke. L’écologie, tout d’abord, avec la crainte de la rébellion de la nature face à la destruction des hommes. La guerre, ensuite. Miyazaki est né pendant la Seconde Guerre mondiale et reste horrifié par les massacres qu’engendrent les conflits armés. Il dénonce ici pour la première fois les conséquences cataclysmiques d’un affrontement mondial et la possible fin de l’humanité. Enfin, l’héroïne est une princesse rebelle qui cherche à protéger la nature à tout prix.
Ce film a connu un vif succès international et a permis à Miyazaki de créer le studio Ghibli. Il est également la première grande réussite de cet artiste décidément talentueux. À connaître absolument.