Ma décennies préféré au cinéma reste et sera toujours les années 70. Il y avait le cinéma italien, les films populaires français et le nouvel hollywood. Et j'ai l'impression de n'avoir vu qu'une infime partie de cette âge d'or .
Né pour vaincre est un film de cette époque béni. Il a été réalisé par un réalisateur passionnant nommé Ivan Passer. Son long métrage le plus connu reste Cutter's way/ la blessure avec Jeff Bridges et John Heard
Ivan Passer était tchèque. Il avait quitté son pays avec Milos Forman son ami cinéaste.
Ivan Passer possédait une ironie bien à lui. Il suffit de voir Banco à Las Vegas pour s'en convaincre.
Né pour vaincre raconte le quotidien d'un toxicomane dans les rues de New York. On le suit dans ses combines pour se faire du fric. Le personnage etait coiffeur, il a tout perdu même sa femme. Elle est se prostitue pour un mec à la fois mac et dealer.
Avec un tel sujet, on pourrait craindre un film sombre, misérabiliste et glauque. Bien sûr, il y a un peu de ça.
Mais né pour vaincre est bourré d'humour. On est pas loin de la comédie. Le personnage principal est un loser qui foire tout ce qui l'entreprend. Certaines situations tournent vers l'absurde et le cocasse.
George Segal trouve sûrement l'un de ses plus beaux rôles. À la fois empreint d'humanité et d'humour, il apporte une dérision à un univers sordide.
Forcément, comme le long métrage parle de la drogue, on frôle le cinéma noir et le tragique.
La fin est désespéré mais magnifique comme le regard de Ivan Passer sur les marginaux qui sont devant sa caméra.