Je pourrais m’arrêter au titre de cette review, mais il me semble essentiel de revenir sur la claque audiovisuelle que je viens de prendre. J’avais déjà été époustouflé par la richesse visuelle du Royaume des Abysses (un autre film d’animation chinoise), mais là… je ne m’attendais pas à ça. On est face à des images tout simplement inédites dans l’histoire du cinéma : une beauté, une précision, une richesse hallucinantes. Du jamais-vu.
Beaucoup encensent Le Seigneur des Anneaux pour son souffle épique, ses batailles massives… mais à côté de Ne Zha 2, il paraît presque fade. Son artificialité saute aux yeux quand on voit ce que propose ce film. Car oui, Ne Zha 2 est un film épique , peut-être même le film épique par excellence. Les combats atteignent un niveau de dynamisme rarement, voire jamais vu. Par moments, on se croirait devant un combat tout droit sorti de Dragon Ball, version survitaminée. Et par “combat de qualité”, ne croyez pas que je m’emballe pour des power-up absurdes ou des déferlantes de lumière sans sens. Ici, je parle de mise en scène, même sonore, qui frôle le génie. C’est intelligent, c’est millimétré, c’est recherché. Chaque impact, chaque mouvement, chaque silence est pensé. On est loin du spectacle creux : ici, le spectaculaire a du sens.
Si soft power chinois il y avait, les Américains seraient déjà à la rue.