Gravement blessé lors des dernières guerres napoléoniennes, Roger de Tainchebraye porte désormais un masque. Ce qui ne l'empêche pas de multiplier les conquêtes féminines et de cultiver le cynisme. Cinéaste pessimiste et noir, Allégret ne réussit pas son passage au film d'époque qui, loin d'être une méditation sur la vanité d'un homme qui a oublié la plupart de ses valeurs, se fait languissant et bavard à peine rehaussé par quelques scènes au réalisme magique. Avec Jean Marais au générique, Allégret cherche à trouver un ton à la Cocteau alors que le sujet ne s'y prête pas vraiment. Nez de cuir est bien oublié aujourd'hui, y compris dans la filmographie d'Allégret où on lui préfèrera des titres tels que Dédée d'Anvers, Une si jolie petite plage ou Les miracles n'ont lieu qu'une fois.