Avec mon humble niveau de cinéphilie, je découvre donc ce qu'est un nickelodeon* grâce à ce film foisonnant. Une sorte de Babylone version 1976 dans lequel on y découvre une "guerre" sans relâche entre les différentes productions naissantes de ce qui sera le cinéma. Même si l'ensemble est plutôt plaisant, le traitement brulesque permanent (et à outrance) n'est jamais assez fluide pour apprécier pleinement le propos super intéressant, narrant les coulisses de tournage de film au début du XXème siècle aux Etats-Unis.
Quasiment 2h durant lesquelles bizarrement on ne s'ennuie pas, car ça ne s'arrête jamais, mais où l'on trouve tout de même le temps un peu long. N'est pas Buster Keaton qui veut...
À trop vouloir en faire, on finit au bord du surdosage.
Dommage.
*Nickelodeon est une salle de spectacle (ancêtre du cinéma) où l'on doit payer un nickel (pièce de 5 cents) à insérer dans un tourniquet afin de l'activer et pour pouvoir rentrer. Le terme est en fait un mot-valise dans lequel on associe à la fameuse pièce, le suffixe grec -odeon, qui est un lieu dans lequel on écoute de la musique. Pour rappel, à ses débuts, le cinéma est muet et les images diffusées sont accompagnées de musique (souvent un piano). Nickel. Odeon. What else ?