Autrefois, les gens sortaient la nuit, faisaient la fête et dansaient comme des démons. Mais cela, c'était avant. Nightlife nous replonge avec bonheur dans cette ambiance, qui plus est à Berlin, une ville où s'amuser n'est pas un vain mot. Le film de Simon Vehoeven, qui a connu un démarrage d'enfer en Allemagne avant d'être brutalement stoppé par un certain virus, ironie du sort, est un pur divertissement, un exercice survolté où rien n'est vraiment sérieux dans un mélange exubérant de thriller, de film de potes et de comédie romantique. Pas une minute de répit dans Nightlife où l'on croise aussi bien la mafia russe que des soirées décadentes ou des jeux de rôles azimutés. Des tonnes d'humour, un esprit bon enfant, des courses poursuites haletantes et une morale bien traditionnelle du couple et de la famille composent un cocktail irrésistible, à déguster sans modération, qui utilise intelligemment la topographie berlinoise, entre ville et forêt. Le charme persistant du film vient aussi de ses interprètes principaux et notamment de Elyas M'Barek et Palina Rojinski.