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Ni oui, ni non
Alors qu’il consulte simplement pour un mal de gorge, Nino apprend qu’il a… un cancer. Le choc est brutal, aussitôt suivi par la mécanique des rendez-vous et démarches médicales. Avant de commencer...
le 3 juin 2025
Alors qu’il consulte simplement pour un mal de gorge, Nino apprend qu’il a… un cancer. Le choc est brutal, aussitôt suivi par la mécanique des rendez-vous et démarches médicales. Avant de commencer un traitement qui risque de le rendre stérile, il doit fournir un échantillon de sperme. Mais, Nino n'y arrive pas.
Commence alors une errance pour Nino. Il rend visite à sa mère, passe voir son meilleur ami qui lui a organisé une fête d’anniversaire surprise, et retrouve Zoé, une ancienne camarade de collège devenue mère célibataire.
La grande force de Pauline Loquès est de capter, avec beaucoup de douceur et de pudeur, comment Nino fait face à la maladie à travers ses liens avec les autres. Avec sa mère, il n’ose pas dire les mots ; il parle de tout et de rien, pour ne pas l’inquiéter, et la réalisatrice réussit à filmer cette parole qui reste coincée, cette envie de se confier et cette peur de faire du mal. Avec son meilleur ami, l’instant n’est jamais le bon : trop de rires, trop de légèreté, et pourtant l’angoisse est là, en toile de fond. Jusqu’à ce qu’il trouve enfin le courage de lâcher, sans pathos, qu’il a un cancer. La réaction, spontanée et sincère, est celle d’un vrai pote : colère, solidarité, et un refus farouche de se laisser abattre.
La rencontre avec Zoé apporte à Nino une respiration, une tendresse inattendue et la possibilité d’un avenir. C’est avec elle, au cœur d’une nuit, qu’il parvient enfin à mettre des mots sur ses peurs et ses doutes. Et c’est grâce à elle, surtout, qu’il réussit à sortir de l’impuissance, à remplir cet échantillon, comme un premier pas pour reprendre le contrôle. Le parallèle est aussi discret que touchant : accepter de lutter contre la maladie, c’est retrouver une forme de vitalité et de désir.
Nino trouve aussi sa grâce dans un humour fin, parfois un peu cru, mais jamais gratuit, qui allège la gravité du sujet sans la minimiser. Avec ce premier film, Pauline Loquès signe un récit simple, sensible sur le choc de la maladie, le poids du non-dit et la force fragile des liens qui nous tiennent debout.
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Créée
le 3 juin 2025
Modifiée
le 3 juin 2025
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