Venant pour récupérer des résultats à l'hôpital, Nino, pas encore 30 ans, apprend qu'il doit commencer un lourd traitement contre le cancer de la gorge dès lundi prochain, trois jours plus tard. Abasourdi par la nouvelle, Nino est incapable d'en informer ses proches. Le film nous embarque dans l'errance de Nino, qui a oublié ses clés d'appartement, le temps d'un weekend.
Deux jours au cours desquels il va petit à petit se relever via via les échanges avec ses proches - sa mère, son meilleur ami-, des rencontres - notamment avec une ancienne amie du collège, mère seule -. Avec intensité, poésie et un (r)appel à nos sensations, le film présente à la fois le malaise de Nino et son lent combat pour choisir la vie et l'optimisme. Le thème de la mort - celui du père, du gardien de l'immeuble - se juxtapose avec celui de la vie - sa fête d'anniversaire surprise organisée par son meilleur ami samedi soir.
C'est grâce à son entourage que Nino va peu à peu remonter la pente, avec des scènes qui parlent du corps comme vecteur de vie - on pense à la scène dans la salle de bain et le traitement de congélation des ovocytes, ou la lecture érotique par babyphone.
Un film qui a son pesant de lourdeur mais qui fait le choix de la vie.