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Texas, début des années 80.
Alors qu'il chasse à l'ouest de l'état, sur ce territoire encore sauvage, coincé entre les Etats-unis et le Mexique, Llewelyn tombe sur un carnage, une hécatombe : un deal de drogue qui a mal tourné. Il ne reste que des cadavres, un pickup qui déborde de brown sugar et 2 millions de dollars.
Ce cimetière à ciel ouvert serait-il le départ à une nouvelle vie pour lui et Carla Jean, sa femme?
Ou le début de la fin.

Pas une note de musique, ou presque, et peu de dialogues 'accompagnent ce road-movie mâtiné de western et de film noir, adapté d'un roman de Cormac Mc Carthy par les frères Coen qui pour le coup, reviennent à leurs premières amours : le Polar.
Au Texas, comme pour « Blood Simple ».
Les frangins ont pris de la bouteille, et canalisent leur verve incroyable pour dresser le portrait d'un monde, d'une époque, d'un pays et de quelques hommes qui l'habitent.

Une triple poursuite où une souris a sur les talons un méchant chat, avec à leurs basques un vieux chien.
Et ils ne se rattrapent pas, semant sur leur route mort et désolation.

Une souris jouée par Josh Brolin, parfait dans ce rôle de cul-terreux texan que le destin va transformer en millionnaire itinérant, condamné dès l'instant où il saisira une opportunité et finira par se débattre avec les conséquences.
Un chien incarné par un Tommy Lee Jones, vieux sage, compétent, rude et subtil, le genre de type façonné par ce personnage à part entière qu'est cette terre sauvage et primitive, ça se voit sur les fissures qu'il a sur la gueule.
Et, un chat campé par Javier Bardem, massif, inquiétant, fichtrement charismatique, le diable en personne, qui traverse ce film comme un intrus (il est un des rares à ne pas porter de chapeau sous le cagnard, mais une jolie coupe de cheveux lorgnant vers celle de Mireille Matthieu), porté par un goût immodéré pour le destin et le goût métallique que laisse le sang sur la langue.

Un film violent, sombre, proche de la tragi-comédie.

Un Coen majeur.
DjeeVanCleef
9
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il y a 8 ans

106 j'aime

9 commentaires

No Country for Old Men
Strangelove
10

Le rouge et le (très) noir

Que se passerait-il si les frères Coen se prenaient à mélanger la violence crue d'un Fargo avec la noirceur d'un Blood Simple ? Je ne sais pas pour vous, mais j'appellerait ça un chef d'oeuvre. Et...

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il y a 6 ans

108 j'aime

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No Country for Old Men
DjeeVanCleef
9

Pile ou face

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il y a 8 ans

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No Country for Old Men
ErrolGardner
10

Non, ce monde n'est pas fait pour un vieux shériff désabusé.

Le film divise. Il y a ceux qui sont dithyrambiques, et il y a ceux qui crient à la tromperie, au simulacre de chef-d’œuvre. Je fais partie intégrante des premiers, et je le hurle sur tous les...

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il y a 9 ans

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Les Fils de l'homme
DjeeVanCleef
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L'évangile selon Thélonius.

2027, un monde où les enfants ne naissent plus, comme une malédiction du Tout-Puissant, un courroux divin. Un monde qui s'écroule sous les coups des intégrismes de tous poils, où seule, la Grande...

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il y a 9 ans

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Inside Llewyn Davis
DjeeVanCleef
10

Like a rolling stone.

http://youtu.be/754sRFIHIrA (note le chat sur la pochette) Ça commence comme une chanson qui prend son temps. Avec une guitare, une voix et des silences. Une chanson qui raconte la vie d'un type...

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il y a 8 ans

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Heat
DjeeVanCleef
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Heat

Le Crépuscule des Dieux.

Résumer ça à une fusillade, certes impressionnante, ou à un affrontement entre deux monstres sacrés du cinéma qui ne s'étaient jusqu'alors, croisés, que le temps de quelques fondus enchaînés dans "Le...

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il y a 9 ans

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