Je n'ai jamais compris l'intérêt des films de John Wick. La violence factice au cinéma m'indiffère complètement, tant ce "spectacle" régressif n'a aucun rapport avec ce qu'est réellement la violence humaine, ou pire sociétale. I think I 'm just too old for that shit.


J'aime beaucoup Odenkirk, parfait dans "Breaking Bad", meilleur encore dans "Better Call Saul". Et le sujet de "Nobody", la rechute d'un ex-homme violent qui s'était imaginé pouvoir devenir "personne" me rappelait suffisamment le script de l'excellent "History of Violence" de Cronenberg pour m'intriguer.


"Nobody" commence bien, très bien même. Il nous dit que la violence est inutile quand le mal est avant tout la misère et les inégalités. Et puis il y a la scène du bus, qui dérape déjà dans l'exagération, mais où, au moins, les coups font mal. Et où Odenkirk fait formidablement bien le job.


Après, tout ce qui suit est stupide. Grotesque. Inepte. Aucune envie de ma part de même commenter une enfilade ennuyeuse de scènes d'où toute crédibilité, toute humanité, toute logique et toute émotion sont absentes. Le degré zéro du Cinéma. Et en plus une contradiction totale par rapport à ce qui a précédé puisque le seul langage possible est celui des armes à feu.


I'm definitely too old for that shit.


[Critique écrite en 2021]

Eric-Jubilado
4
Écrit par

Créée

le 13 juin 2021

Critique lue 433 fois

Eric-Jubilado

Écrit par

Critique lue 433 fois

9
3

D'autres avis sur Nobody

Nobody

Nobody

5

Sergent_Pepper

le 2 juin 2021

Suivre

Breaking Dad

La question du cliché est finalement plus complexe qu’il n’y paraît. C’est certes l’argument idéal pour démonter une œuvre, dans la mesure où l’on peut aisément démontrer que tout ce qui nous est...

Nobody

Nobody

5

Fatpooper

le 11 mai 2021

Suivre

Nothing

La bande annonce m'avait pas follement émoustillé, mais j'étais curieux de voir ce John Wick moins esthétique. La première demi-heure m'a agréablement surpris : c'est brutal, c'est violent, mais ce...

Nobody

Nobody

7

Behind_the_Mask

le 3 juin 2021

Suivre

Mon nom est Personne

Derek Kolstad doit appréhender l'écriture de ses scénarios bourrins comme un challenge : celui de trouver le prétexte le plus what the fuck possible pour déchaîner la violence de la vengeance de ses...

Du même critique

Je veux juste en finir

Je veux juste en finir

9

Eric-Jubilado

le 15 sept. 2020

Suivre

Scènes de la Vie Familiale

Cette chronique est basée sur ma propre interprétation du film de Charlie Kaufman, il est recommandé de ne pas la lire avant d'avoir vu le film, pour laisser à votre imagination et votre logique la...

Les Misérables

Les Misérables

7

Eric-Jubilado

le 29 nov. 2019

Suivre

Lâcheté et mensonges

Ce commentaire n'a pas pour ambition de juger des qualités cinématographiques du film de Ladj Ly, qui sont loin d'être négligeables : même si l'on peut tiquer devant un certain goût pour le...

1917

1917

5

Eric-Jubilado

le 15 janv. 2020

Suivre

Le travelling de Kapo (slight return), et autres considérations...

Il y a longtemps que les questions morales liées à la pratique de l'Art Cinématographique, chères à Bazin ou à Rivette, ont été passées par pertes et profits par l'industrie du divertissement qui...