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le 2 sept. 2025
SuivreSaul Badman
Simili-Bruce Willis dans un simili-John Wick s'escrime dans des chorégraphies de combat lassantes et réclame des vacances. L'effet de surprise du 1er volet est éventé, mais Nobody reste nobody...
Ça commençait mal, très mal même. D'emblée, le film nous refait le coup de l'interrogatoire, le coup du montage à la Edgar Wright, le coup de la musique de crooner, le coup du mauvais modèle d'arme mentionné lors d'un souvenir… et tout ça, sans aucune plus-value. Tout ça pour que juste après, on se retrouve avec une énième scène à la con qui fait de gros clins d'œil à John Wick, avec une dette à payer.
Puis au bout d'un quart d'heure, le réal' semble enfin comprendre qu'il faisait de la merde, et v'là qu'on retrouve Bob et toute sa famille en vacances… comme dans ces films des années 80 pour lesquels les producteurs n'avaient pas trop d'idées… parce que oui, cette suite s'inspire bien plus des actionners des années 80 que de John Wick.
Bien évidement, les vacances vont se révéler plus qu'être une simple occasion pour Odenkirk de mettre son Bob lors d'une soirée camping ; Hutch gagnant enfin en consistance — toute proportion gardée —, s'éloignant de John Weak, pour se transformer en ce genre de mari looser dont le couple est sur le point d'imploser et qui n'a pas meilleure idée que d'emmener ses enfants dans un lieu qui ne donne pas trop envie, mais aussi le seul où il est parti quand il était jeune. Il y a tout un sous-texte autour de la transmission. Certes, c'est assez vain, présent davantage pour justifier pourquoi tel lieu a été choisi qu'autre chose, m'enfin, ça reste le seul liant du film.
À noter que la photo est plutôt moche — en tous cas, c'est pire que dans le premier film —, terne, on a du mal à ressentir la chaleur… même si d'un autre côté, ça accentue le côté « vacances cheum » que le long tente de nous partager. Le fait de tourner au Canada alors que l'hiver approchait n'a probablement pas dû aider à améliorer l'image.
Deux séquences d'action sont des renvois explicites au premier : celle du duckboat — à savoir la scène de combat à l'intérieur d'un véhicule — et celle de fin — avec ce parc d'attraction qui va se transformer en zone à défendre plus ou moins digne de Maman, j'ai raté l'avion ! —, mais dans les deux cas, j'ai trouvé les scènes sensiblement mieux réussies, ne serait-ce que parce que le long exploite bien plus et bien mieux ses décors.
De surcroit, ce Nobody 2 n'hésite pas à se libérer de ses modèles quand il le faut. Encore une fois, plus qu'une resucée de John Wick, Hutch incarne cette fois-ci le daron qui veut juste passer de bonnes vacances… et qui se retrouve systématiquement embarqué dans bagarres et autres massacres. Mention spéciale à Connie Nielsen qui a enfin droit à une scène où elle se révèle utile… avec du Céline Dion en fond… parce que pourquoi pas.
En somme, j'ai trouvé ce Nobody 2 mieux… ou moins pire que le premier, c'est au choix. Dans tous les cas, avec seulement un peu plus de 40 millions de $ de recettes pour un budget de 25, m'étonnerait qu'on ait tantôt droit à une suite… et ce n'est pas plus mal en fin de compte.
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Créée
le 15 janv. 2026
Critique lue 5 fois
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