Noël joyeux oublie qu’une comédie repose sur l’alliance d’une écriture au cordeau et d’une mise en scène précise, entendue à la fois comme direction d’acteurs et comme réalisation. Ces négligences donnent l’impression d’une improvisation permanente que tente d’organiser un montage mécanique assemblant des scènes de manière industrielle, improvisation à l’origine d’un balbutiement narratif et thématique : le film ne sait s’il est une satire de la bourgeoisie ou un éloge des valeurs bourgeoises. Dès lors, la fable de Noël s’effondre comme un château de cartes, tombe soit dans l’indécence soit dans la guimauve censée tenir par les bons sentiments des personnages pourtant contraires – la clausule horripile. Voilà une production qui n’assume pas sa véritable nature et qui essaie, une heure vingt durant, de l’habiller de bonnes intentions légèrement maculées… On zappe.