C'est en sept lettres, ça commence par un "c" et finit par un "e" avec deux "l" et c'est utilisé dans une locution en deux mots qui se termine par molle pour désigner un homme peu courageux ?
Voici le portrait vite fait de Hans, 50 balais, qui perd son emploi, sa dignité, et peut-être bientôt sa femme convoitée par un autre ! Sa fille c'est quasi déjà fait.
On a envie de flanquer des baffes à ce pauvre type tant il reste passif à tout ce qui lui tombe sur la tête. Heureusement, le hasard va venir à son secours ! Et un démon...
Le thème central qui ne se limite pas au chômage, aurait pu donner lieu à un film intéressant s'il avait mieux été exploité. Malheureusement, Sebastian Stern s'il sait tenir une caméra, n'a pas le stylo volubile. Son histoire s'enlise, patauge, et laisse à la fin un goût d'inachevé... et son récit est assez incohérent et peu crédible. Un exemple : vous avez un vieux break et une Chrysler (je crois) décapotable achetée neuve sur un coup de coeur. Vous allez prêter laquelle à un inconnu, vous ? (à supposer que vous lui prêtiez, et que vous n'ayez pas fait faire du break une reprise ) Et en plus, vous allez lui filer cent euros pour l'essence ?
C'est une invraisemblance parmi toutes celles qui peuplent ce récit neu-neu. Mais dans une débâcle pareille style Costa-Concordia, les acteurs parviennent parfois à faire des miracles et sauver le film. C'est loin d'être le cas ici etr le naufrage se confirme avec ce casting de misère où chacun récite sa partition sans que la mayonnaise de groupe prenne ! Lugubre : ni dramatique ni cocasse.
Et puis, le séducteur présumé de la dame a une "gueule" à faire peur ! Pour croire à son numéro de Don Juan, il faut vraiment être très bon public ou candide ! Bref, restez à la niche !
Arte le 18.05.2018