Bob Odenkirk, le Saul Goodman de Breaking Bad (et son spin-off) star d’actions movies vous auriez mis un kopek là-dessus ? Depuis quelques années cet excellent comédien, la soixantaine alerte, a dû en avoir marre d’incarner les veules cupides et lâches, place désormais au gars qui fout des roustes dans la tronche et sort sa pétoire plus vite que son petit robinet pour décaniller du bad guys. Après le curieux succès de Nobody ma foi pas mal, l’échec du 2 totalement inutile. Il affronte … une ville entière, corrompue, des yakuzas vénères et cela dans un bled neigeux pas loin de Minneapolis. Décomplexé, lent au démarrage, ce minuscule petit film d’exploitation complètement claqué au sol, putassier à en crever assure un spectacle un peu risible sur le fond mais assez jouissif sur la forme ; on s’y amuse avec la certitude tenace que la carrière de ce bon Bobby part franchement en couilles.
Fabuleux dans les séries magistrales de Vince Gilligan, on a un peu de mal à comprendre son virage à la Liam Neeson ; à bien y réfléchir il n’est pas impensable de considérer tout ce bordel comme une marche supplémentaire vers une régression.
Too bad Bobby…