Nos cabanes, sorti en 2024, est le troisième court-métrage (14 minutes) de Clément Devilliers et Armand Foëx, qui en ont réalisé trois en trois ans, au tournant de leur vingtaine, avant leur premier long de 2026, Un grand raccourci.
Des amis visionnent des images tournées par l’un des leurs, absent, images qui fixent un moment d’intensité adolescente. Curieux champ-contrechamp de deux époques proches, mais qui semblent une vie : c’est que la vie même de ces jeunes-là (personnages, acteurices, réalisateurs) est passée en un « clin d’œil » (c’en est un à un propos tenu par un jeune bourré dans le film amateur), avec la densité de tout instant vécu quand on le prend au sérieux, comme le fait la belle caméra de Devilliers et Foëx.
Nos cabanes, ce ne sont plus celles de l’enfance, ce sont désormais les refuges – peut-être les prisons – que sont les souvenirs de ce qui a disparu.