Sophie est française depuis son adoption à l’âge de 4 ans. Avant cela elle vivait en Corée mais n’a aucune trace de cette vie si ce n’est quelques cicatrices toujours présentes sur son corps. En partant de ces cicatrices, elle va tenter de retrouver son histoire tout en racontant en parallèle l’importance historique que sont les marques corporelles par le biais de plusieurs interviews de personnes dont les cicatrices, les tatouages, ont une signification toute particulière pour se rappeler chaque jour de leur propre passé. Entre ces interviews et celles faites de ces parents, elle se lance dans une enquête pour retrouver une vie oubliée dont seules les cicatrices et une photo d’elle prise à son arrivée en France peuvent témoigner.
Co-réalisé par Myriam Aziza, ce film de recherche de soi nous permet de nous placer à la fois dans la recherche très personnelle de Sophie et dans une position de recul, de regard plus global sur la situation qu’est celui de Myriam Aziza.
Cette co-réalisation, comprenant le sujet principal du film -à savoir Sophie Bredier et son histoire- nous apporte une forte proximité avec le film, avec l’enquête, avec Sophie. Son enquête devient notre enquête pendant l’espace d’une heure. Elle commence à nous faire réfléchir sur nos propres cicatrices, nos propres marques laissées par le passées, mais en même temps, comme dit précédemment, Myriam Aziza nous apporte le recul nécessaire, l’élément qui, finalement, nous replace derrière Sophie et ne nous laisse pas tant que ça nous échapper dans notre propre passé. La présence de Myriam nous permet de nous accrocher à Sophie, nous donne le besoin de l’épauler, comme le fait Myriam, jusqu’au bout de son enquête.