Alors oui, c'est beau. C'est même très beau. L'esthétique gothique est là, la photographie torchée, aussi..
Mais pour ma part c'est tout. Le scénario centre la totalité de l'intrigue autour du personnage de Lily-Rose Depp. Ce qui est problématique vis à vis de l'antagoniste qui pourtant donne son nom à l'oeuvre. En effet, pendant 2h30, j'ai pensé : ce n'est pas Nosferatu, mais Nosfera t'es où?
Déja, on ne voit rien, mais alors rien de rien. L'obscurité pour créer une atmosphère d'angoisse, ça va bien 2min, surtout lorsqu'on ne voit ni le château du comte, ni même des dents de vampire.
Là ou Klaus Kinski apportait du relief et de la consistance au personnage dans la version de 1979 (la tristesse et un profond sentiment de solitude par exemple), là, Bill Skarsgård se noie dans un scénario qui ne lui laisse aucune place. Même certains méchants de Disney sont plus travaillés et plus intéressants. Le mythique Nosferatu est ici relégué au rang de gros vilain qui fait peur.
Qui est-il et d'où vient-il? (c'est vaguement évoqué, mais pas développé)
Son lien avec le personnage d'Ellen ? (elle s'était donnée à lui par le passé, alors ok, mais comment se sont-ils rencontrés ? Je doute qu'ils se soient matchés sur Tinder, mais il faut visiblement se contenter de cette explication, non développée encore une fois)
Beaucoup pointent du doigt, le design du comte dans cette version. Pour moi le plus gros problème n'est pas l'emballage, mais le contenu. A l'image du film en fait...