Je trouve ça navrant que la cinéaste - avec une démarche féministe - occulte les violences de certaines séquences qu'elle a choisie de montrer, une partie des idées du documentaire étant de réhabiliter les médecins, c'est raté. Ne pas l'entendre questionner en entretien la manière dont certain·es patient·es dans le documentaire ont été maltraité·es montre qu'il semble difficile - y compris en tant que féministe - de détecter des violences.
Mais outre la détection des violences, comment est-il possible que la cinéaste fasse le choix conscient de laisser une séquence d'un gynécologue poursuivi au pénal (à savoir Émile Daraï) en sachant que ses victimes peuvent visionner ce documentaire ?
Le documentaire se nomme Notre Corps alors qu'il est question à plusieurs égards d'un contrôle des corps, qui n'est pas abordé, explicable par une vision limitée du consentement, ce qui explique également que la cinéaste ait filmé et ajoutés des personnes qui manifestaient (en raison des violences, justement) sans l'accord de celles-ci.
En reste un document important dans une perspective d'analyse de la manière dont le médical contrôle les corps et les violences associées, si je voulais noter en fonction des idées que voulait transmettre la cinéaste, alors ma note serait beaucoup plus basse.