Nous sommes au nord de l'Irak, ou de la Syrie, parfois dans la plaine de la Bekaa, on ne sait pas. On apprend que le film a été tourné sur trois ans (de 2018 à 2020), après que ces régions ont pu être délivrées de l'oppression de Daech et, pour presque la totalité des images, en intérieur ou de nuit. La recherche tout en lenteur du beau cadrage, de la belle lumière, du contre-jour qui magnifie la photo sont permanents et ce souci de l'esthétique, par rapport aux drames évoqués par les images, en devient dérangeant. Le film contient toutefois un moment fort, lorsque quelques enfants yézidis racontent les atrocités commises par Daech et commentent, tout en retenue, leurs dessins affichés les uns à côté des autres.
Malgré mes réserves - il y a trop d'imprécisions sur le contexte, les moments et les lieux, les intervenants - je trouve ce documentaire (?), au ton crépusculaire, malgré tout instructif.