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Impossible de rester insensible à ce petit bijou bourré de sensibilité. Parce qu’au fond, il nous parle à tous et toutes, de la nécessité de faire la Paix avant que ne sonne l’heure de la grande faucheuse. La complicité d’un frère avec sa sœur, la possible réconciliation entre un père et son fils. Le réalisateur nous fait passer du rire aux larmes et nous plonge à travers la sienne, dans notre propre histoire de famille. Si le Monde a été créé avec, en son sein, la déficience et la dépendance, il nous appartient d’apprécier les choses telles qu’elles sont et non pas comme on voudrait qu’elles soient. Une belle leçon d’humanité, de tolérance, d’humilité et de gaité. Sur un vaste sujet comme la mort, chacun règle ses comptes, l’aborde à sa manière. Par moment, triste, on a la boule au ventre mais Florent Gouëlou réussit par un tour de passe-passe à rendre presque joyeux le dernier voyage. Bluffant, bluffée, je n’imaginais pas qu’un tel sujet m’aurait émue. En général, je zappe tout ce qui a trait à la mort. En fin de compte, cette histoire de fantôme rend le père omniprésent bien plus qu’on ne pourrait le penser. Il apparaît avec ses défauts mais aussi ses qualités. Une jolie histoire de famille et un temps de réconciliation. Lorsque le fils se retrouve seul lors de la cérémonie de deuil, au funérarium, il a l’humour pour commencer son discours par: «Merci d’être venus si nombreux», seul face au fantôme de son père, qu’il remercie d’avoir tenu des carnets de sobriété après avoir bu une partie de sa vie. Il lui rend hommage d’avoir su découvrir la Tora et d’avoir lu le commandement sur la faculté de briller pour soi-même. Ça en dit long sur les rapports entre le père et le fils se croyant rejeté. Il est question d’aimer les gens en les rassurant (pour le frère) et en leur disant la vérité (pour la soeur). Le duo retrouve sa complicité d’enfants, le temps de jouer à un « Qui est-ce », revu et corrigé. Le fils prend du plaisir à chanter accompagné de son fantôme de père au piano. Le temps d’un ultime spectacle de drag queen, le frère rend un touchant hommage à sa sœur. Bref, un petit bijou que ce court-métrage. Coup de ♥️
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Créée
le 27 févr. 2025
Critique lue 57 fois
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