Une femme enceinte, seule et prisonnière d’un conteneur à la dérive, tente de survivre en pleine mer…
Énième film sur l’enfermement, après le cercueil (Buried - 2010), le télésiège (Frozen - 2010) ou encore le caisson cryogénique (Oxygène - 2021), ici le film se déroule dans un pays totalitaire et dystopique (le pourquoi du comment, nous n’en saurons rien car ce n’est pas ça qui nous intéresse ici), où l’on suit un jeune couple dont la femme est enceinte, essayant de fuir leur pays après qu’un gouvernement totalitaire ait pris le contrôle. Pour cela, ils se retrouvent à devoir traverser la mer à bord d’un navire, caché dans un conteneur (difficile de ne pas y faire de lien avec les migrants qui traversent la Méditerranée pour rejoindre l’Europe).
Le résultat est à l’image de notre attente, à savoir le néant. Le scénario n’a aucun sens et est bêtement tiré par les cheveux (et en longueur). Bourré d'invraisemblances
(l’héroïne parvient à recevoir des appels téléphoniques au beau milieu de l’océan (alors qu’elle est censée n’avoir aucun réseau puisqu’elle n’a pas de téléphone satellite), elle parvient à accoucher sans grande difficulté (visiblement le scénariste n’a jamais assisté à un accouchement de sa vie), sans parler de l’absence d’hypothermie aussi bien pour elle que pour le nourrisson).
Et quid du conteneur ? Faut-il rappeler qu’il n’est pas étanche et n’est donc pas censé flotter éternellement en pleine mer ?
Bien évidemment, on sait parfaitement comment tout cela va se finir (il était difficile pour un film dit “grand public” que l’héroïne et son gosse ne trouvent pas de secours et finissent par périr en pleine mer), happy end oblige, il nous faudra patienter pendant près de 2 longues heures. En fin de compte, Nowhere (2023) n’est rien d’autre qu’un énième film Netflix aussi futile qu'invraisemblable et qui n’a pour seul but de venir garnir le catalogue de la plateforme streaming. Dans le même registre (un autre film Netflix), impossible de ne pas faire le lien avec le grotesque Fall (2022) de Scott Mann, où là encore, le film jouait à fond la carte du sensationnalisme à deux balles pour au final, ne brasser que du vent.
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