Encore une fois : on déteste poliment (et avec beaucoup de respect) les films de Norbert Moutier, Jean Rollin, Bernard Launois, mais pour un amateur de séries Z françaises, ce film vaut de l'or, donc si vous faites partie de ce public-cible : foncez le regarder (il est dispo gratuitement et légalement sur Internet Archive, comme tous les autres films des personnes citées précédemment : de rien). Pour le commun des mortels, mouillez-vous la nuque avant, Ogroff est un nanar en pur et dur, avec un mec sous un masque qui fait des petits bruits bizarres qui découpe un steak de bœuf ("C'est le gamin du début, hein"), des bouts de corps de chez La Foir'Fouille rayon Halloween, des filles attachées (toujours très peu vêtues, et qui se laissent faire en gémissant, comme d'habitude), des suites de scènes sans aucune transition (heureusement qu'il y avait un résumé sur la fiche technique du film : on découvre la moitié du scénario, après avoir vu le film...), un molosse anthropophage qui ressemble au chien d'un technicien du film (il est mimi, plutôt qu'effrayant : ce n'est pas un chien-acteur, clairement), et affiche une durée trois fois trop longue (1h30, ce qui est interminable, alors qu'un moyen-métrage de 30 minutes aurait suffi à faire un chouette délire "bis"). Si vous rêviez de voir un tueur en série se "faire plaisir" avec sa propre hache (le manche, hein), voilà chose faite, Ogroff répond à des fantasmes ciné qu'on n'est jamais vraiment sûr d'avoir demandé, ce qui le rend à la fois terrifiant de nullité et d'ennui, mais aussi fascinant pour les amateurs de séries Z "pures, sans pulpes".