Olmo est un des nombreux long-métrages du réalisateur mexicain Fernando Eimbcke. Le spectateur suit Olmo, un adolescent, et son ami Miguel, coincé à la maison car le garçon doit prendre soin de son père atteint d’une maladie qui le paralyse.
Ce film traite de sujets qui peuvent toucher tout le monde, je pense notamment à la situation du père, mais le réalisateur le fait avec humour et une certaine légèreté mais jamais dénué d'empathie. En 1h28 il arrive à caractériser des situations et faire évoluer ses personnages sans qu'on n'est l'impression d'être pressé par le temps.
Comme dans la majorité de ses films, le thème principal est le coming of age. Dans son long-métrage Mexican Kids (Temporada de patos en espagnol), on retrouve la même caractérisation de personnages principaux et des plans similaires mais dans Olmo on n'a pas que des plans fixes ni un huis clos dans un appartement.
Ici, les sujets dramatiques sont abordés frontalement mais avec humour. Cet aspect comique reste équilibré et passe surtout par les dialogues. Le personnage du père est touchant, et les comportements de tous les protagonistes sont compréhensibles sans avoir besoin d'être explicités.
J'aurai aimé voir un peu plus les décors du nouveau Mexique qu'on découvre de loin devant la maison.
Mon principal point négatif serait donc au regard de la filmographie du réalisateur. Bien que les deux films soient différents notamment avec la photographie, les sujets abordés et l'angle sont les mêmes: un pré-adolescent avec son meilleur ami qui découvre les premiers émois et qui a des problèmes familiaux.