Olmo est une petite comédie sympa, sans grande prétention mais qui fait le job. On y suit Olmo, un jeune homme qui préfèrerait sortir en soirée (pour draguer la fille qui l'a invité) avec son meilleur ami, plutôt que de devoir torcher son pauvre père tétraplégique avec sa sœur qui lui braille dans les oreilles (le programme de la soirée a l'air moins fun, tout d'un coup). Ni une, ni deux, il
abandonne le Papounet
pour apporter sa platine vinyle à la soirée (en se trompant d'abord de soirée, une scène assez cocasse), ce qui aura de graves conséquences par la suite... Olmo a un scénario très simple, très prévisible, souvent axé autour de ses blagounettes, dans le seul but de nous divertir, et y parvient (on ne voit pas le temps passer), avec un casting de jeunes qui sont très investis dans leur rôle (étonnamment, on a préféré l'ami d'Olmo à ce dernier, le gamin jouant mieux). Quelques idées narratives marchent (la maman qui galère pour mettre de la nourriture dans les placards, alors que le système social pour les handicapés n'existe pas, outre-Atlantique), et quelques gags surprennent par leur tristesse sous-entendue (la fixette sur la platine vinyle du Papounet,
quand celui-ci est à l'agonie
, révèle surtout le mal-être d'Olmo). La fin est une filouterie qui ne se cache pas, essayant de faire croire à
une issue triste (ce qu'on aurait voulu, pour éviter la happy-end facile)
pour mieux revenir dans la comédie simplette, dont le dernier gag de la voiture (elle ne démarre jamais comme il faut, un peu comme cette famille qui a "du mal à rouler tous ensemble, mais s'acharnent quand même") est quand même bien pensé (ils décident de
prendre le bus
, comme pour dire qu'ils ont trouvé un nouveau rythme, après cette grosse frayeur que leur a fait le Papounet... On peut espérer qu'à présent, ils repartiront sur de nouvelles bonnes bases). Abandonner le vieux tacot, c'est OK, abandonner le vieux Papounet, c'est non.