Fernando Eimbcke n'a pas la notoriété des plus grands cinéastes mexicains contemporains et c'est peut-être un peu injuste, mais pas totalement surprenant, non plus, étant plutôt à ranger du côté des cinéastes des nuances, qui ne fait rien pour rendre ses films plus spectaculaires. Suite à un silence de 12 ans, après Club Sandwich, voici enfin le quatrième long métrage de fiction du réalisateur, Olmo, dont on pressent qu'il comporte une part d'autobiographie très importante. Située dans le Nouveau-Mexique, dans une famille chicana où l'anglais est pratiqué par les enfants et l'espagnol par les parents, il s'agit d'une chronique qui évite tout sordide, en dépit du peu des moyens de ses protagonistes, et un tendre récit d'adolescence, avec le désir qui tenaille son jeune héros. Probablement trop sage dans sa réalisation, Olmo reste néanmoins touchant par sa modestie-même, nous faisant toucher du doigt les fins de mois difficiles et la maladie, au travers d'un garçon qui a des préoccupations de son âge. Rien de révolutionnaire dans tout cela, mais une histoire simple qui se déroule et à laquelle l'on raccrochera peu ou prou une parcelle de son propre âge ingrat, de l'exaltation du champ des possibles à l'émancipation difficile vis-à-vis de ses géniteurs.

Cinephile-doux
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le 21 sept. 2025

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