Après le grand succès d'Ong-Bak, une préquelle et une suite sortiront d'une année sur l'autre. La star Tony Jaa partage alors avec le scénariste principal (Panna Rittikrai) le poste de réalisateur – Bruce Lee lui-même a enfilé cette double-casquette pour ses films les plus illustres (La fureur du dragon et Le jeu de la mort, ce dernier étant l'une des principales sources des Kill Bill de Tarantino).
Le budget est naturellement revu à la hausse et le résultat s'en ressent (améliorations techniques, montage serré), sans que ce second opus y gagne en charme ou même en qualité globale. Il est vide d'émotions, l'histoire est minimaliste, les personnages et légendes sont vaporeux, tout est dans la dégaine. C'est du kitsch total mais sans perdre de temps ; les combats pleuvent et grignotent presque toute la pellicule.
Par instants la séance trempe dans la gaudriole, sans en rajouter – inutile vu l'hystérie générale. Les amateurs et les égarés doivent savoir qu'Ong-Bak 2 est déconnecté du premier, en particulier ne pas se fier au scénario. S'ils souhaitaient simplement plus bourrin, ils seront servis. Heureusement tout de même qu'on ne dépasse pas l'heure et demie (le distributeur pour la France -Europacorp- a eu raison de tailler).
https://zogarok.wordpress.com/2017/04/08/ong-bak-2-la-naissance-du-dragon/