Only the Young s’épanche comme une confidence discrète, une fenêtre entrouverte sur les bruissements d’une adolescence suspendue. Tippet et Mims y dessinent les contours d’un âge flottant, celui où tout semble à la fois possible et déjà perdu.
Dans cette Californie désertée, les visages de Garrison, Kevin et Skye racontent plus que leurs paroles. Le film capte l’indicible : les silences chargés, les sourires qui vacillent, les regards en quête d’ancrage. Rien ne crie, rien ne force. Et c’est là sa plus grande vertu — mais aussi sa limite.
Car si l’émotion affleure, elle reste parfois à la surface. L’absence de tension dramatique, de fil narratif plus affirmé, peut laisser le spectateur dans une forme de flottaison. Pourtant, cette retenue même est ce qui donne au film sa vérité : celle d’un âge incertain, où les promesses se mêlent aux doutes dans une grâce évanescente.
Avec tendresse et justesse, Only the Young peint l’adolescence non comme un drame, mais comme un murmure. Un murmure imparfait, certes, mais sincère — et profondément humain.
Note : 7.5/10