Une sacrée claque, pleine d’une violence bestiale mais qui, contrairement à Tarantino, est enrobée d’une tendresse aigre-douce.
Un film qui dénonce à la fois la politique (incroyable scêne du cabinet ministériel pour faire 22 milliards d’économie) avant de régler ses comptes avec celle-ci de manière très peu subtile.
Et le résultat de ces économies se fait immédiatement sentir avec la dernière scène magnifique, sublime du couple de petits vieux au lit, main dans la main, dont le sort a été scellé par un présentateur de télé célèbre (superbe ironie). Scène qui se prolonge jusqu’au moment où ces deux mains finissent par se lâcher, de façon à la fois cruelle et sublime, affreuse et tendre, à l’image du film.
Oranges Sanguines, au fond, c’est une énorme dénonciation politique permanente, une claque dans la gueule et puis un coup de baume pour soulager la douleur, à l’image de la scène de cloture avec la foule aux pancartes qui applaudit au pied de l’escalier.
Car tout est politique !