Avec ce second volet de OSS 117, on est loin des versions très James Bond d'Huber Bonnisseur de la Bath des années 70.
On continue avec un Dujardin en pleine forme qui nous dresse le portrait du meilleur agent secret français dans des aventures palpitantes, et détonantes.
Le personnage de Hubert avait été déjà pas mal écorné, avec une présentation peu glorieuse du héro de ses dames.
Dans cette version, il en prend plein la tête avec notamment le discours de Dolorès, qui lui dit a peu près ses 25 vérités.
Et oui ce personnage, est arrogant, macho, lourd, il a des idées à la limite du racisme, il tient des propos qui à notre époque l'aurait déjà banni des réseaux sociaux, ou juste de notre société.
Il a ce coté je sais tout, j'ai des idées très arrêtées sur les hommes, les femmes, et comment j'imagine ce monde à la OSS 117.
Mais bon sa force aussi c'est qu'on lui pardonne quand même, car dans son métier il est bon, et en plus il est excellent chasseur et cuisinier de crocodile.
Du coup là il va en plus avoir la SPA sur le dos.
En fait le personnage OSS 117 c'est un peu un festival de tout ce que l'homme a de bons et de mauvais.
Ce deuxième volet est tout aussi sympa que le premier, humour, bons mots, et le fameux rire de Hubert.
Une comédie d'aventure plutôt agréable, en y mettant surtout le second degré nécessaire aux blagues limites de Hubert.
En exemple le superbe discours de Hubert aux nazis déguisé en Robin des Bois, pas piqué des vers.
Le film reste un bon moment à passer, avec cependant un coté répétitif du premier, que ce soit au niveau des effets de caméras, des mots de Hubert ou des rebondissements à la OSS 117.
Le troisième volet réalisé par Nicolas Bedos restera du même tonneau, à savoir une comédie d'aventures qu'il ne faut pas plus prendre au sérieux que les James Bond.
En meilleur exemple, la meilleure course poursuite (au ralenti) du cinéma en déambulateur, cul nu.
Un must que même les plus grand blockbuster n'ont pas osé.
Pour conclure, les cinéphiles auront reconnu la similitude avec la fameuse scène de la mort aux trousses sur le Mont Rushmore.
Musique y compris, c'est aussi pour cela qu'on l'aime Hub.
ahhhhhhhaaahhhhh (avec le rire de Hubert c'est mieux)