OSS 117 - Rio ne répond plus... par Boudpu
Cet amour des blagues idiotes et des saillies sociopolitiques bien senties n'est pas le seul atout du film. À l'instar du Caire, nid d'espions, Hazanavicius a fait appel à un directeur de la photo – Guillaume Schiffman – conscient de l'intérêt de soigner la lumière et au diapason de la culture cinématographique du réalisateur. Ce dernier ne peut s'empêcher d'égrener tout au long du film de multiples références, du fameux raccord dans le mouvement de La Mort aux trousses aux séries B mexicaines. Les renvois aux tics des années 70 sont nombreux : le zoom comme moyen d'explorer le cadre, le split-screen démultipliant les points de vue, l'utilisation de la lumière et des décors naturels... Le souci du détail est constant, tout comme l'envie d'offrir au public un spectacle "haut de gamme", à mille lieux de la neutralité malveillante habituelle. Classe et coquetterie ne sont ainsi jamais confondues, au grand dam de tous les Francis Veber du monde.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Top 10 2009