"OSS 117 : Rio ne répond plus" est la suite de "OSS 117 : Le Caire, nid d'espions", tous deux reprenant le personnage d'OSS 117 introduit par je ne sais qui dans des livres qui datent de Matusalem, dont tout être ayant moins de quarante ans n'a jamais ne serait-ce que vu la couverture.
OSS 117 est un personnage type James Bond, mais le réalisateur n'a pas voulu reprendre l'humour "British" de ce dernier. Il a préféré trouver son propre humour, et quel humour !
Michel Hazanavicius a tenté avec brio de donner à son personnage une personnalité de looser doué. Cet homme a tous les vices : il est sexiste, machiste, raciste, vantard, baratineur, séducteur, trompeur. Mais il arrive toujours à ses fins. Et comble de tout, il n'a pas conscience de ses vices, ou plutôt il les considère naturels.
Ce genre d'humour, difficile à mettre en œuvre dans une époque comme la nôtre où le moindre propos sarcastique peut nous envoyer au tribunal, je le considère comme avant-gardiste. Non seulement M. Hazanavicius se moque de son propre personnage, ce qui est en soi une marque d'auto-dérision - un des meilleurs humours qui soient - mais il se moque également de ces gens qui s'insurgent devant l'humour "sectaire", soit-disant réprimandable parce que les minorités ne sauraient pas faire preuve d'auto-critique.
Le premier OSS 117 était très bon. On sentait toutefois de la retenue dans cet humour, on ne savait pas trop si c'était bien ou mal d'en rire.
Avec ce second opus, M. Hazanavicius se lâche. De très bon, on passe à pratiquement parfait. Cet humour devient l'humour exclusif du film. 1h30 de fous rires. Pas une seconde de répit. J'ai même dû revoir le film, ayant loupé des passages comiques pendant que je pleurais de rire.
L'humour est unique, je ne crains qu'une chose, c'est que les prochains films français ne s'en inspirent pas.
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