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le 4 juil. 2025
SuivreÉcumant de rage
Nadav Lapid a déjà illustré son peu de goût quant à l'évolution de la société israélienne et de la politique de son Gouvernement dans ses films précédents. Mais après le 7 octobre, Oui raconte un...
C'est un film furieux, comme son réalisateur qui est furieux d'aimer son pays et de détester ce qu'il est devenu.
Vous l'avez probablement vu passer sur différents plateaux tv depuis la sélection de son film à Cannes et à l'occasion de sa sortie cette semaine, il ne s'en cache pas : il hait farouchement Netanyahou et porte un regard aussi concerné que critique sur l'état d'égarement et d'hébétude dans lequel se trouve la société israélienne.
Il en fait un état des lieux outrancier avec une mise en scène très punk et un filmage agité.
Tout y passe : l'horreur du 7 Octobre, l'horreur de ce qu'il se passe à Gaza, le besoin de se cacher tout ça et l'impossibilité d'y échapper, le sentiment de dégoût, de honte, l'envie de vengeance, la compromission morale... C'est touffu.
Ca prend une forme satirique et grotesque, on a un peu l'impression qu'il vomit ça à la gueule du monde ; un peu comme son personnage principal, un pianiste déchu devenu clown nihiliste qui se prostitue au sens imagé comme littéral auprès d'une jetset israélienne décadente.
Mais il y a aussi quelques passages drôles et touchants qui surnagent. C'est film très riche. 2h30 mais on ne s'ennuie pas une seconde, vu qu'on est secoué en permanence par la mise en scène (extrêmement maîtrisée, sous des dehors délirants) et les ruptures de ton permanentes.
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il y a 1 jour
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