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le 24 mai 2014
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Avec Outrage Beyond, Kitano livre un Yakuza Eiga classique mais teinté de cette violence sèche qui lui est si caractéristique. Il n'est nul question pour lui de livrer un film spectaculaire, au...
Quand Outrage beyond sort, ce n'est plus depuis quelques années déjà le Kitano qu'on aime. Celui qui avait inventé un genre ultra subtil, mélange de film de yakuzas et de film poétique, tendance dépressif. On est loin de la mélancolie de Sonatine, et encore moins dans la profondeur et la tristesse de Hana-bi. Ici, on ne fait plus dans l'ellipse, on montre tout et on y va à fond. Comme le premier volet, Outrage beyond fait dans le bourrin.
Le film n'a pas même eu droit à sa sortie ciné en France, ce qui est un peu injuste vu qu'il est largement regardable. Mais c'est un signe ; après Zatoichi, la hype Kitano s'était subitement éteinte, et après des films d'auteurs largement médiocres, son retour aux films de yakuzas avec le premier volet avait déjà pas mal déçu.
L'univers évoque le diptyque Election de Johnnie To, mais en moins réussi. L'histoire est sophistiquée. Sans doute même un peu trop... On se manipule de tous les côtés à tel point qu'on finit par ne plus trop savoir qui a trahi qui. A l'arrivée, c'est quand même plutôt réjouissant et ça se laisse voir sans encombre. Mais comme dans le premier volet, on ne s'attache à aucun personnage. On regarde le film sans déplaisir, mais de loin, sans vraiment rentrer dans l'histoire.
Mais surtout, en terme artistique, on ne peut que déplorer l'écart abyssal entre Outrage beyond et les grandes réussites passées de Takeshi Kitano.
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le 19 juin 2025
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