Moins décousu et prétentieux que le nébuleux "Bronx", ce nouveau polar signé Olivier Marchal apparaît néanmoins banal et sans saveur, pur divertissement de plateforme (cette fois-ci Prime Video) aux allures de téléfilm de luxe.
"Overdose" n'est pas particulièrement désagréable, mais le film s'avère quelconque, impersonnel et franchement longuet... Marchal s'efforce d'installer sa patte perso, à base de héros virils et de punchlines musclées, mais sans grande conviction, de sorte que le charme de ses premiers polars n'opère plus vraiment - le scénario balisé (adapté d'un bouquin primé du Quai des Orfèvres), les personnages caricaturaux et l'interprétation médiocre n'aidant pas...
En effet, si l'espagnol Alberto Ammann compose un méchant assez terrifiant, le casting hétéroclite se révèle bancal, à l'image d'un Kool Shen fatigué ou d'un Philippe Corti cabotin.
Le casting féminin, pourtant prometteur, n'apparaît pas forcément plus convaincant : la jeune Kenza Fortas n'est présente à l'écran que quelques instants, Catherine Allégret à peine davantage, et l'ex-chanteuse Sofia Essaïdi, sans démériter, ne semble pas toujours à l'aise en fliquette obstinée.