Oxygène promettait un huis clos angoissant et haletant. Sur le papier, le concept est fort : une femme enfermée dans une capsule, l’oxygène qui s’épuise, une course contre la montre.
Pourtant, du début à la fin, rien ne parvient réellement à maintenir la tension. Le scénario, trop faible et prévisible, s’étire artificiellement et transforme ce qui aurait pu être un thriller oppressant en une longue séquence monotone. Les révélations tombent à plat, les rebondissements manquent d’impact, et l’angoisse annoncée ne décolle jamais.
Le film devient alors une suffocation au sens propre comme au figuré : une lente agonie narrative qui finit par épuiser le spectateur plus qu’elle ne le captive. Même l’interprétation de Mélanie Laurent, pourtant investie, ne suffit pas à sauver l’ensemble.
Résultat : une expérience claustrophobe sans véritable suspense, où l’on attend surtout que le film se termine. Passez votre chemin.