Si vous aimez Evangelion et les mangas à base de mechas, Pacific Rim ne devrait pas trop vous surprendre au niveau de son histoire.
Des grosses bestioles extraterrestres surgissant de la mer (les kaijus) et l'humanité qui, dans un élan de bon sens, décide de mettre de côté tous ses conflits pour s'associer face à LA menace et ainsi créer les Jaegers, d'immenses robots contrôlés par la pensée en phase de deux pilotes.
Les japonais excellent dans les histoires de ce type et on craint de voir un sujet généralement traité avec brio par l'animation et le manga sabordé avec un passage par la case Etats-Unis.
Mais c'était sans compter sur un Guillermo Del Toro fidèle à ce qui fait la qualité des productions nippones. Certes on n'atteint pas le niveau psychologique "qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi ?" de certains mangas mais le réalisateur reprend tous les ingrédients dans ce qui ressemble à la fois à un hommage et à un rêve de gosse.
Dès les premières minutes, Pacific Rim impressionne par l'action monumentale et par la violence des combats entre kaijus et jaegers. C'est imposant et massif, taule contre matière organique.
Les musiques qui accompagnent l'ensemble sont à saluer et elles ajoutent véritablement à l'intensité des combats. Avec cela, l'idée d'avoir deux pilotes permet de ne pas se concentrer uniquement sur les monstres et les machines et de s'attarder un peu sur les personnages. Sans véritablement nous sidérer, le casting est à la hauteur et nos héros, sans forcément être attachants, sont sympathiques. C'est pas de la psychanalyse mais ça donne un tout qui ne s'essouffle jamais. C'est franchement bien foutu, suffisamment pour ne pas trop faire la fine bouche quand certaines incohérences arrivent avec leurs gros sabots. On en prend plein les yeux, sans s'ennuyer, avec le même sentiment de gosse que lorsqu'on découvrait Transformers... Mais c'est mieux !
Un divertissement de qualité.