Pacific Rim par PierrickLafond
Pacific Rim se résume à trois scènes d'actions. Le reste n'est en fait qu'un enrobage pour les lier. L'intrigue du film est aussi développée que les personnages : le minimum est de rigueur. L'enjeu et la caractérisation des personnages est à peu près la même que celle que l'on peu trouver dans un épisode de Beyblade. Le casting n'aide pas à s'attacher aux protagonistes puisque seul Rinko Kikuchi, Idris Elba et un Ron Perlman trop peu présent essaient de s'en sortir face à des clones de Channing Tatum.
Si les scènes d'actions sont biens menées, sans enjeux elles n'ont aucun intérêt : la scène d'ouverture en est l'exemple parfait.
D'autre part, la colorimétrie fluo est vraiment difficile à supporter : du sang bleu des kaijus (qui se ressemblent tous) aux plans immondes sur la faille (de la même qualité la vidéo d'apparition de True Ogre dans Tekken 3... dans un film à 110 millions de dollars réalisé 15 ans après). Et puis pourquoi les kaijus attaquent toujours en plein milieu de la nuit quand il pleut?
À la musique, Ramin Djawadi trouve un thème héroïque dans les cordes que celui d'Iron Man 1 qu'il n'hésite à ressortir dès qu'il peut après avoir pompé l'"Inception buzz" dans la scène d'ouverture.
Si Pacific Rim cumule un nombre incalculable de défauts, Del Toro réussi à soulever 2 idées intéressantes durant ces 130 minutes de film. Premièrement, le fait des cerveaux connectés pour contrôler un Jaeger (même si ce n'est pas développé). Il y a également le fait d'utiliser cette technologie pour communiquer avec le cerveau des kaijus (mais cela n'est pas le centre d'intérêt du film non plus dommage). Nous regretterons le désintérêt à approfondir les pistes lancées sur l'origine des kaijus.
Bref Pacific Rim se plante sans attente, et il ne nous reste plus qu'à ressortir nos kaiju eiga made in japan favoris pour passer un bon moment en compagnie de monstres géants.