Impossible de résister à une telle force de frappe visuelle (+2), une de celles qui te rappelle que "hein, t'aimes ça mon fric à l'écran mon gros geek". Pourtant, dés que ça commence à parler, c'est comme si Del toro voulait faire un test de résistance au blockbuster l'air de dire : tu les sens mes dialogues GI Joe ?...
Mais au final, il n'y a qu'une grosse demi-heure de parlotte après les 20 minutes d'intro et un petit quart d'heure pénible après l'heure et demi et c'est tout en gros. (Et puis, j'ai rien contre GI Joe aussi...) Tout le reste, c'est Kaiju versus Mecha titanesque à la pointe des effets spéciaux surtout si t'aimes les trucs qui phosphorent à fond dans la nuit. Là, ça phosphore de partout comme dans les rêves avec les mêmes jouets, les plus beaux, les plus gros, mais qui bougent en vrai devant tes yeux grands ouverts et tu te sens même petit face à l'échelle du plus gros, et en plus ils bougent bien.
On n'est pas dans le pur Godzilla ou Evangelion visuellement non plus. La patte graphique Del Toro est bien présente et son bestiaire synthétique baigne dans une nuit recouverte de milliers de détails de textures et de néons en masse, rah, ça envoie.
Par contre, qu'est-ce qui se passe dans ce monde futuriste qui reprend les caractéristiques les plus évidentes d'Evangelion (et basta) si on est pas super pilote de l'armée ou savant fou ? Ça on ne sait pas. On sait juste qu'une poignée de hongkongais se cachent dans un petit abris anti-monstre...
Mais je vais pas faire la fine bouche cette fois, avec ce gigantesque ballet de monstres et de robots géants qui s'envoient des patates ou se coupent en deux avec une grâce qui sonne comme l'ultime démonstration de synthèse, c'est du bonheur pour l'amoureux d'images virtuelles.
ps : Et pourtant, je suis plutôt du genre méfiant avec Del Toro...