Du bon et grand spectacle
Guillermo Del Toro, remis de sa déception de n’avoir pu réaliser « Le Hobbit » nous revient en force avec une adaptation très punchy d’un manga japonais. De prime abord, on s’attend à voir une énième version plagiée du lourdingue « Transformers ». Sur la forme il y a quelques similitudes, certes. Mais c’est avant tout au niveau du traitement que le film se démarque. Car à l’inverse de Michael Bay, Del Toro ne se prend pas au sérieux, au contraire il joue même sur un second degré évident en nous offrant des "Kaiju" et des "Jaeger" somme toute assez grossiers, en favorisant une technique d’animation peu complexe, proche du genre série télévisuelle nipponne, ce qui confère au film un certain « réalisme ». Nous sommes ici dans l’hommage non dissimulé à ce genre. Et cela, comme souvent chez le réalisateur, est tourné avec des yeux d’enfants, entre naïveté et cruauté. Ca remue dans tous les sens, ca grince, les scènes de batailles nocturnes brillent comme sapin de Noel, le spectateur est comblé pendant les deux heures quasi non-stop. Il faut donc ne voir dans Pacific Rim, que le film à grand spectacle, ici ni parabole patriotique, ni dénonciation sociétale, simplement « the entertainment » au sens noble du terme !