Du fun dantesque à l'état pur...
Après la claque Man of Steel, je ne pensais sincèrement pas vivre un nouvel orgasme cinématographique en si peu de temps ; alors certes oui, Pacific Rim du fana de fantastique qu’est Guillermo Del Toro promettait beaucoup, mais quand même… quel pied j’ai pris !
Visuellement parlant d’abord, et comme l’on s’y attendait, ce long-métrage de science-fiction est tout bonnement une tuerie ; et ce, notamment (voire surtout) de par son hommage réussit à deux incontournables genres japonais : ceux des kaijus eiga (dont le plus illustre ambassadeur est Godzilla) et des mechas (Evangelion, Gundam pour ne citer qu’eux).
Ainsi, Pacific Rim est l’incarnation même du gigantisme, nous proposant dès lors au gré de somptueux effets spéciaux des scènes d’actions DANTESQUES (capslock oblige) ; faisant alors peut-être encore mieux que Man of Steel sur le plan visuel, le long-métrage de Del Toro supplante en tous points d’autres films du même registre (non, je ne vise pas Transformers en particulier…) au fil d’une mise en scène aussi immersive que jouissive du cinéaste.
Enfin, ajoutez à cela une BO particulièrement savoureuse et vous obtenez un Pacific Rim arborant une forme purement parfaite, géniale et renversante (le mot est faible) ; ceci étant dit, quid du fond ?
Côté scénario, il va sans dire que l’ensemble se révèle avant tout simple et accessible, ceci privilégiant le fort potentiel à spectacle du long-métrage ; mais l’intrigue n’est pas pour autant délaissée, le récit tenant franchement la route et nous proposant les contours d’un univers captivant.
Reste quelques raccourcis et facilités scénaristiques qui feront plus ou moins tiquer le spectateur, mais il advient de bout en long que ce scénario convient parfaitement à un film de cet acabit ; cet avis se voit d’ailleurs conforté de par le traitement des divers protagonistes principaux, tandis que le casting se veut à la hauteur de la tâche.
En ce sens, il s’avère en effet que les têtes de file de Pacific Rim sont pour le moins convaincantes, car travaillées et dans certains cas charismatiques ; on pense donc notamment à l’excellent Idris Elba et son intraitable Marshall, alors que la paire Hunnam (Raleigh) / Kikuchi (Mako) s’impose en douceur mais sûrement à l’écran au gré de prestations des plus agréables.
Concernant la galerie secondaire, le tout se veut moins approfondis, mais il subsiste malgré tout quelques sympathiques performances apportant avec elles un humour bienvenue (Day, Perlman etc) ; bref, tout contribue à rendre un peu plus plaisant l’immensité de Pacific Rim, qui arbore de plus un rythme très bien dosé selon moi (mais pas au goût de tous).
En résumé, Pacific Rim est sans conteste au côté de Man of Steel le blockbuster de l’été : porté par une réalisation visuelle de haute volée pour le moins marquante, on ne voit pas défiler les deux heures et des poussières de film tant le tout est jouissif.
On tient donc là la crème des divertissements de science-fiction, pas un chef d’œuvre mais une véritable claque dans le genre, je recommande en somme !