Neo-noir routinier que les inconditionnels du genre apprécieront superficiellement jusqu'au milieu du deuxième acte, moment où tout se désintègre. Les vingt dernières minutes sont d'un tel crétinisme que tout commentaire sur ce qui les précède devient désormais inutile.
Puis, à la toute dernière minute, alors que le spectateur s'est déjà levé et ne cherche qu'à oublier son erreur, le réalisateur est pris d'une inspiration soudaine venue des tréfonds de la bêtise humaine : il décide pour une raison inconnue de faire faire à l'actrice la scène de descente des escaliers de Sunset Boulevard (en version film z). Vous croyiez quitter le film en étant simplement complètement désintéressé, et bien non, vous devez aussi y laisser un morceau de votre cerveau.
Le genre de film qui vous fait arrêter avec le cinéma pour un temps. Pas plus mal ! Il risque donc de se passer quelques mois avant ma prochaine critique. Voyons combien de temps jusqu'à ce que l'envie revienne.