Une fois admis le cadre improbable, le seul long-métrage qu'aura jamais réalisé Henry Bromell apparait très bien écrit, même à la revoyure. Vu la concordance entre la sortie du film et le début des Soprano l'année d'avant, difficile d'ailleurs de dire si l'un a recopié l'idée chez l'autre, ou s'il s'agit d'une étrange concordance des planètes au même moment sur un thème similaire... Quoi qu'il en soit, avec son tueur à gages dépressif qui prend l'initiative d'aller chez le psy, on ne peut pas s'empêcher de comparer le film avec la série.
Mais le ton est différent. Surtout, Panic se concentre sur la seule idée de cet assassin en thérapie. Et tous les rebondissements et ressorts de l'intrigue ne découlent que de ça. Le film tourne en vase clos, sans intervention qui soit extérieure à l'idée de départ.
William H. Macy incarne une fois de plus un loser, sauf qu'il est, ce coup-ci, plus touchant que pathétique. Et le personnage absolument ignoble qu'incarne Donald Sutherland constitue un antagoniste finalement bien flippant, en dépit qu'il soit le père aimant du protagoniste principal, et qu'il ne devrait, en conséquence, logiquement pas constituer une menace pour lui.
C'est - très - court, plutôt bien joué et au final largement mieux que la moyenne.