Pour son premier long métrage le réalisateur géorgien-américain George Sikhaluridze dresse un sensible portrait de Sandri un jeune homme en quête identitaire, entre un père qui veut devenir moine orthodoxe et une mère partie vivre aux États-Unis.

À travers un arc narratif s'inspirant de la panoptique (procédé architectural qui permet de voir à 360 degrés de l'intérieur sans etre vu), le réalisateur plonge sa caméra au centre de tous les tourments de son protagoniste afin d'y dévoiler intelligemment toutes ses réflexions intérieures et ses multiples tentations secrètes (poids de la religion, frustrations et tentations sexuelles, virilité et autre désir nationaliste).

La mise en scène maîtrisée et judicieusement référencée (Michel Foucault, extrait "Les Quatre cent coups" de François Truffaut, influence du film "Le Disciple" de Kirill Serebrennikov...) captive et met également en lumière de manière métaphorique les maux de la Géorgie, par le biais du personnage de Sandro (interprèté subtilement par Data Chachua) et à travers une sensorielle et brillante mise à nue.

Après cette première réussite cinématographique au regard original, George Sikhaluridze devient assurément un cinéaste à suivre quelque soit les frontières de l'intime.

seb2046
7
Écrit par

Créée

le 25 sept. 2025

Critique lue 80 fois

seb2046

Écrit par

Critique lue 80 fois

3

D'autres avis sur Panopticon

Panopticon

Panopticon

7

seb2046

1432 critiques

La visibilité est un piège

Pour son premier long métrage le réalisateur géorgien-américain George Sikhaluridze dresse un sensible portrait de Sandri un jeune homme en quête identitaire, entre un père qui veut devenir moine...

le 25 sept. 2025

Panopticon

Panopticon

7

Spectateur-Lambda

543 critiques

Critique de Panopticon par Spectateur-Lambda

Faire d' un personnage trouble, ambigu, moralement discutable le socle d'une reconnaissance en humanité qui peut aller jusqu'à une forme d'empathie, voire nous faire aimer quelqu'un qui si on le...

le 12 oct. 2025

Panopticon

Panopticon

7

lasmette

12 critiques

Panoptique de Foucault.

Comment devenir adulte entre une mère absente, un père en conversion moine et une grand-mère plutôt progressiste ? Comment trouver sa voie, l'épanouissement, le sourire.Sous des airs durs,...

le 12 oct. 2025

Du même critique

Plaire, aimer et courir vite

Plaire, aimer et courir vite

8

seb2046

1432 critiques

Jacques et le garçon formidable...

PLAIRE, AIMER ET COURIR VITE (2018) de Christophe Honoré Cette superbe romance en plein été 93, conte la rencontre entre Arthur, jeune étudiant breton de 22 ans et Jacques, un écrivain parisien qui a...

le 11 mai 2018

Pris au piège - Caught Stealing

Pris au piège - Caught Stealing

5

seb2046

1432 critiques

Retour de batte...

Darren Aronofsky promettait du fun et du cool pour évoquer avec nostalgie son New York de la fin des années 90 avec ce thriller amoral, annoncé drôlement cruel. Mais le réalisateur malgré un sens de...

le 27 août 2025

Moi, Tonya

Moi, Tonya

7

seb2046

1432 critiques

Wounds and cry...

MOI, TONYA (15,3) (Craig Gillespie, USA, 2018, 121min) : Étonnant Biopic narrant le destin tragique de Tonya Harding, patineuse artistique, célèbre pour être la première à avoir fait un triple axel...

le 19 févr. 2018