Il arrive que certaines œuvres, malgré leurs bonnes intentions, passent complètement à côté de leur sujet. Paradise de Diablo Cody en fait malheureusement partie. Sur le papier, l’idée était forte : une jeune femme puritaine, marquée par un accident, part à Las Vegas pour se réinventer. Mais à l’écran, tout sonne creux.
Le film promet une exploration intime de l’émancipation féminine, mais reste coincé dans des dialogues forcés, une narration mécanique et des personnages secondaires (pourtant incarnés par Octavia Spencer et Russell Brand) réduits à de simples fonctions. Julianne Hough, en héroïne en quête d’elle-même, manque de profondeur. On n’évolue jamais vraiment avec elle, on la suit de loin, sans émotion.
Visuellement banal, rythmiquement plat, Paradise échoue à incarner le bouleversement intérieur qu’il raconte. L’humour ne prend pas, le message se dilue, et la sincérité semble absente. Au final, c’est un film qui voulait parler de libération, mais qui reste prisonnier de sa propre superficialité.
Ma note : 3/10. Une œuvre qui veut bien faire, mais ne va nulle part.