Karina,une ex droguée devenue clean,travaille dur dans un restaurant de Bari,en Italie.Un soir,en sortant du boulot,elle voit un type en tuer un autre et lui voler une mallette.Elle s'enfuit avec sa voiture mais le mec la poursuit et finit par la kidnapper.C'est un agent d'Interpol ripou qui doit de l'argent à Silvio,l'impitoyable caïd local,et il va obliger la nénette à l'aider en enlevant sa fille adolescente.Olga Kurylenko est tombée depuis quelques temps dans le bourbier du DTV,et elle continue là à y patauger gaiement avec ce thriller très bas de gamme et fauché au point de ne présenter que deux personnages importants qui monopolisent l'écran pendant tout le film.Comme il est de coutume,le début est pas mal avec une amorce de récit intrigante et une réalisation assez chic de l'inconnu Scott Weintrob,qui signe ici son premier long-métrage.Il utilise habilement le décor original de Bari,ville de bord de mer à la curieuse beauté délabrée et aux longues rues droites.Tout se passe de nuit et la photo imprime une ambiance glauque tandis que le réalisateur use amplement de plans aériens efficaces.Mais comme d'habitude tout se délite au fil d'une histoire improbable où les protagonistes se conduisent de manière totalement incohérente et stupide tandis que le rythme chute progressivement.Le gunfight final est misérable et la conclusion énigmatique,tandis que le scénario nous la joue genre "Les rues de feu" avec la voix off d'un animateur nocturne de la radio locale qui annonce et commente les évènements violents se déroulant dans la ville à mesure qu'ils ont lieu.On retiendra la poursuite automobile initiale et une fusillade dans une patinoire abandonnée,le reste est à jeter.La belle Olga fait le job avec conviction et se montre convaincante en fille perdue en quête de rédemption.Son partenaire Oliver Trevena,un galérien habitué à jouer les troisièmes couteaux dans des séries Z,est par contre parfaitement transparent.Et puis il y a l'autre vedette d'astreinte,un Harvey Keitel très vieillissant qui apparait de temps à autre en gangster philosophe nous abreuvant de sentences débiles pour faire croire qu'on est dans un film profond,qui d'ailleurs s'ouvre sur une citation de Nietzsche,tant qu'on y est pourquoi pas rigoler un peu?