8
2572 critiques
panique à bord
Franchement c'est vraiment par pur hasard que j'ai vu que ce film passait au cinéma, en vf forcément... et franchement, je ne m'attendais pas à ça. C'est quand même fou de se dire que Soderbergh...
le 21 juil. 2018
Enième retour de Steven Soderbegh au cinéma, malgré une retraite éternellement annoncée, et puis, surtout, long métrage entièrement tourné à l'Iphone 7, Paranoïa attire.
Le réalisateur trouve dans ce nouveau jouet un moyen encore plus efficace de jouer sur les angles et les cadres comme lui seul sait le faire, de se rapprocher au plus près du visage de ses comédiens, et de triturer une image numérique qu'il explore depuis longtemps (depuis le diptyque Che en 2008, tourné avec une caméra Red), augmentant à son maximum la profondeur de champ et sursaturant les couleurs.
Soderbergh rêve d' "oublier la caméra", lui qui est son propre cadreur et chef opérateur.
Ca ne pouvait être donc que lui, expérimentateur de première et n'en ayant vraisemblablement plus rien à foutre du monde du cinéma et de ce qu'on pourra dire de ses films, pour se permettre des petits plaisirs et se lancer donc dans un tel pari : réaliser un film de genre, le plus rapidement et le plus économiquement possible.
Pari réussi.
En challengeant son scénariste (pour qui c'est une première dans le genre du thriller), en se challengeant lui-même (nouveau matériel, nouvelles manières de filmer, nécessaire rapidité d'exécution) et en challengeant sa comédienne (Claire Foy qui, entre The Crown et ce film, réalise un grand écart et prouve son immense talent de jeu, boule d'énergie qu'elle est), Soderbergh est en forme.
Loin du cabotinage léger de Logan Lucky, sympathique mais pas mémorable, il revient ici au film de genre pur, et jongle avec des thèmes aussi touchy que le harcèlement sexuel (un sujet peu traité au cinéma, ici admirablement traité - comment on ne sort jamais de sa peur et comment nos relations interpersonnelles sont définitivement brisées), la folie, les scandales et les manipulations liés au monde de la santé (renouant ici avec Effets Secondaires), qui donnent à son film un cachet supplémentaire et une force de frappe drôle et jubilatoire.
Paranoïa tient un propos féministe et politique qu'il plonge dans l'univers référencé du film d'horreur, et plus précisément du huis-clos et de la séquestration (on pense autant à Rosemary's Baby qu'à Misery ou encore Vol Au Dessus D'un Nid De Coucou).
En ne cachant pas sa modestie (budget réduit - 1,2 millions de dollars-, tournage express - 10 jours - esthétique très 90s, discrétion du casting, ...), et même en l'assumant comme une force, Paranoïa est un thriller ultra efficace et malin, rapide et pertinent. Et un vrai plaisir de spectateur.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs films de Steven Soderbergh, Journal Cinéphile de 2018, Les meilleurs films de 2018, Journal Cinéphile de 2020 et Les meilleurs films à petit budget
Créée
le 14 nov. 2020
Critique lue 102 fois
8
2572 critiques
Franchement c'est vraiment par pur hasard que j'ai vu que ce film passait au cinéma, en vf forcément... et franchement, je ne m'attendais pas à ça. C'est quand même fou de se dire que Soderbergh...
le 21 juil. 2018
9
493 critiques
Tout juste de retour de sa soit-disante retraite avec Logan Lucky en 2017, Steven Soderbergh n'a pas mis longtemps à se replonger dans le bain car il a de suite enchaîné avec son prochain film,...
le 17 juil. 2018
8
1250 critiques
En voilà un projet qui m'excitait, de par deux choses principalement, la première, la plus bateau, Steven Soderbergh à la réalisation. Le cinéaste qui avait dit adieu au cinéma pour le petit écran il...
le 18 juin 2018
7
1044 critiques
Il y a au départ la petite histoire qui donne son origine cocasse au film : la rencontre, tumultueuse pour le moins, de François Ruffin avec Sarah Saldmann, chroniqueuse sans grande finesse du...
le 2 oct. 2024
3
1044 critiques
Oreilles pudiques s'abstenir. Ici on est dans du réalisme madame. Du vrai. "La Tête Haute" est typiquement le cinéma que je vomis. Celui qui se dit "social" et qui de ce postulat décide de se...
le 13 mai 2015
8
1044 critiques
La Nuit où Laurier Gaudreault s'est réveillé est probablement l'œuvre la plus dure et la plus mure de Xavier Dolan, construite comme une compilation presque étouffante de tous ses thèmes, de toutes...
le 21 févr. 2023
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème